Magal de Serigne Chouhaibou MBACKE, mercredi 25 juillet 2012 à Touba


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La communauté Mouride célèbre ce 25 juillet 2012, soit 5e jour du Ramadan, le Magal de Serigne Chouhaibou MBACKE ibn Cheikhoul Khadim.

Appel du Magal


1917 – 1991. Serigne Souhaïbou Mbacké fils de Khadimou Rassoul a quitté ce bas monde à l’âge de 74 ans (Ce que son noble père a vécu exactement !).Il vit le jour un Vendredi 5e jour du mois de Ramadan de l’an 1335 de l’hégire soit le18 juin 1917 à Diourbel, alors que Serigne Touba était en résidence surveillée à Diourbel ;il tira sa révérence un Vendredi de Ramadan, après la célébration de la nuit du destin !Sa mère Sokhna Maréma Diakhaté décéda alors que le jeune Souhaïbou n’avait que5 mois.



C’est ainsi qu’il fut confié à Sokhna Khary Mbar, mère de Serigne Abdou Samad Mbacké ; il se retrouvera par la suite entre les mains de Sokhna Khary Sylla.



Serigne Abo Madyana plus connu sous le nom de Serigne Souhaïbou Mbacké fut l’un des fils de Borom Touba qui avait fait de l’enseignement coranique sa plus grande occupation sur terre dans la cité religieuse de Touba, comme recommandé d’ailleurs par son vénéré père.



La communauté mouride se souvient de Cheikh Souhaïbou Mbacké et de l’œuvre de ce grand érudit qui enseigna le coran à plusieurs marabouts mourides. Le Magal de Serigne Souhaïbou Mbacké à Touba, coïncide avec le 5éme jour du mois béni du Ramadan, et du jour de naissance du vénéré guide religieux. Des fils de Serigne Touba, Serigne Abo Madyana est décrit comme celui dont l’œuvre principale était « l’enseignement coranique » des petits fils du vénéré guide et de ses talibés.



Réunissant toutes les qualités de son illustre guide, Cheikh Souhaïbou Mbacké se distinguait par son adoration de Dieu, sa foi au Seigneur, son hospitalité, sa sincérité, sa droiture,sa responsabilité ; sa pédagogie, sa calligraphie et son amour du Saint Coran.



Après ses humanités coraniques auprès de son vénéré père, celui-ci le confie à son oncle Serigne Amsatou Diakhaté un illustre talibé de son père Khadimou Rassoul qui le confia par la suite à Serigne Alassane Diakhaté. Comme « compagnons d’études », il avait Serigne Abdou Lahad Mbacké, Serigne Saliou Mbacké et Serigne Abdoulaye Diakhaté.



On raconte que Serigne Souhaïbou a commencé à prier dés l’âge de 7 ans, et il a eu à s’acquitter de toutes les autres prières qu’il n’a pu effectuer durant sa petite enfance. Cheikh Souhaïbou Mbacké était aussi un érudit hors pair. Il a rassemblé beaucoup d’écrits de son père. Par ses speeches dénonçant les lacunes de certains programmes d’enseignement, Cheikh Souhaïbou Mbacké sortit de nombreux ouvrages islamiques dont leplus célèbre est sans doute « Quratoul Aïny ».



Cet ouvrage sera le livre de référence de beaucoup de musulmans qui y trouvent plusieurs thèmes abordés par son auteur et a permisaux fidèles de savoir comment s’acquitter de leurs devoirs religieux, tout en leur donnant des moyens de traiter avec efficacité certaines maladies. Serigne Souhaïbou était un soufi au sens noble du terme, détourné de tout ce quitouche les choses de ce monde qui n’est que mirage, comme le décrit Dieu dans le Saint Coran.



Rares sont ceux qui peuvent vous dire qu’ils ont vu Serigne Souhaïbou plus d’une fois,tellement il était discret pour ne pas dire caché. Il a enseigné le Livre de Dieu à des petits-fils de Serigne Touba et à de nombreux autres anonymes. La qualité de l’enseignement dans son Daara n’est plus à démontrer de par les brillants résultats obtenus.



D’éminents marabouts, islamologues et imams sont sortis de son Daara. C’est le cas de Serigne Falillou Mbacké, fils de Serigne Abdou Khadre Mbacké et imamde la mosquée Gouye Massalikoul Djinane. C’est aussi le cas de Serigne Cheikh Saliou, filsaîné de Serigne Saliou Mbacké, du calligraphe Serigne Djily Mbacké, fils de Serigne AbdouLahad et de Serigne Abdou Lahad Mbacké Souhaïbou, recteur de l’Université de Touba. L’action Cheikh Souhaïbou repose d’ailleurs autour de ce vers de Borom Touba quidit : « Fais de ma demeure, la CITE BENITE de TOUBA, une cité de perfectionnement et de redressement, un centre d’enseignement et d’institution approfondie ».



Elle est et resteindélébile car beaucoup de petits fils de Mbacké-Mbacké en suivent les traces aujourd’hui.Parmi l’héritage qu’il a légué aux mourides et à la Umah, on peut citer l’université islamique de Touba géré aujourd’hui par ses fils, sous l’oeil vigilant du Khalif Général des Mourides. Dans un monde sans repères soumis à l’emprise du pêché et du mal, l’exemple de Serigne Souhaïbou Mbacké est à méditer pour les jeunes afin que ces derniers se réconcilient avec leur Créateur pour avoir la félicité dans les deux mondes.



Venu au monde un vendredi du mois de ramadan, Cheikh Souhaïbou a quitté ce bas monde le même jour et à la même période, en choisissant la nuit de la détermination(Laylatul Qadr). Il choisit l’aube pour aller au Paradis.