Dimension économique du Magal de Touba


Enregistrer au format PDF Version imprimable de cet article Version imprimable envoyer l'article par mail envoyer par mail




Article lu 1378 fois




Lors du Magal, c’est un business énorme qui s’opère à Touba avec un grand respect du religieux puisqu’il génère 250 milliards de FCFA par an.



Chaque année, ce sont plus de trois millions de musulmans venus de tous le Sénégal et du monde entier, ou demeurant à Touba et dans ses environs, de toutes conditions et de tous âges qui viennent répondre à l’appel du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba.

Touba la Sainte, pendant la période du Magal, c’est le point culminant du business au Sénégal. En l’espace de quelque jours, la ville devient un carrefour commercial pour troquer, acheter, vendre. Avec le Magal, l’activité économique de Dakar prend un répit en faveur de la ville religieuse qui accueille tous les marchands ambulants, surtout aux alentours du quartier Touba mosquée, rendez-vous de milliers de pèlerins qui font des emplettes après avoir visité le mausolée du fondateur du Mouridisme. Bien entendu, le site est placé sous haute surveillance.

Les commerçants et vendeurs à la sauvette viennent de partout, surtout des régions de Dakar, Kaolack, Diourbel et Thiès, mais aussi des pays limitrophes comme la Guinée, la Gambie et la Mauritanie, pour écouler leurs marchandises et faire des affaires. Le chiffre d’affaire est plus que doublé en période de Magal, ainsi que le volume de travail. Pour la plupart des entreprises, il est également nécessaire, à l’approche de l’événement, de mettre en place un dispositif spécial pour faire face à l’accroissement des commandes. Les entreprises de téléphonie, de transfert d’argent, d’agro-alimentaire, des banques sont obligées de poursuivre la démarche de fidélisation destinée à leur clientèle en essayant de les accompagner et de continuer à leur offrir un service de qualité.